Au château d'Amboise Exposition la mort de Léonard de Vinci

Chateau d'Amboise - 27/08/2019 14:50:00


Faites vite jusqu'au 2 septembre 2019. La grande exposition intitulée « La Mort de Léonard de Vinci : la construction d'un mythe », articulée autour du monumental tableau (280 cm X 357 cm) de François-Guillaume Ménageot La mort de Léonard de Vinci, et d'une collection de gravures issues des collections nationales, nous éclairera sur la manière dont les contours de l'amitié entre le roi François Ier et Léonard ont été progressivement réécrits par l'Histoire, et assimilés par elle jusqu'à la construction d'un mythe mis au service de l'image de la monarchie française au XVIIIème siècle.

Au coeur de la riche programmation des célébrations du 5ème centenaire, cette exposition majeure viendra aussi rappeler à un public venu des quatre coins du monde la place éternelle qu'occupe Léonard de Vinci en Val de Loire, et à Amboise en particulier où il repose pour l'éternité dans la quiétude de la chapelle du château.

Exposition RAVO Tous les jours, du 2 mai au 2 septembre 2019.
Andrea Mattoni alias RAVO, artiste-graffeur italien de son état, a débuté en 2016 un ambitieux projet visant à reproduire, in situ et en très grand format, des chefs-d'oeuvre de la peinture classique signés du Caravage, de Delacroix, de Delatour... Profondeur des couleurs, puissance des lignes et de l'échelle, l'hommage de RAVO aux grands maîtres est d'une modernité réjouissante... Le résultat est bluffant.

De manière à prolonger l'exposition « La Mort de Léonard de Vinci : la construction d'un mythe » préparée avec la BNF, le château royal d'Amboise a demandé à RAVO de réaliser 5 toiles de grandes dimensions (4.5m X 3m). Celles-ci prendront pour sujet des détails du monumental tableau de François-Guillaume Ménageot « La Mort de Léonard de Vinci », et trouveront place sur les murs de la tour cavalière des Minimes, du 2 mai au 2 septembre 2019. Pour honorer cette commande, l'artiste sera en résidence au château royal d'Amboise durant une dizaine de jours, en mars 2019. Il réalisera ses peintures en public. Cette exposition est organisée avec le concours de l'association des Ateliers de l'Etoile.


La mort de Léonard de Vinci

Le 23 avril 1519, sentant sa dernière heure approcher, Léonard de Vinci procède à l'enregistrement de son testament auprès du notaire Bourreau à Amboise.

Il meurt en effet quelques jours plus tard, le 2 mai, à l'âge de 67 ans.


À l'annonce de sa disparition, François Ier se serait effondré de chagrin. Benvenuto Cellini (1500-1571) rapporte les propos du roi à son sujet qui « disait [même] que Léonard [...] était, [du fait de ses connaissances inégalées], un très grand philosophe. »

La sépulture de Léonard de Vinci

Fidèle à ses dernières volontés, François Ier fait porter la dépouille de Léonard de Vinci au Château royal dans la collégiale Saint-Florentin. Le cortège est composé de chanoines, prêtres et religieux escortés par soixante pauvres portant des torches. Son corps est mis en terre au sein même de la collégiale sans le faste et la solennité réservés habituellement aux plus grands génies.


Toutefois, le repos de l'artiste est troublé au début du XIXème siècle. Le nouveau propriétaire du Château, le sénateur Roger Ducos, doit, en contrepartie de la pleine propriété de l'édifice, entretenir et restaurer à ses frais l'ensemble des bâtiments. Son acception du terme « restauration » semble un peu différente de la nôtre puisqu'il fait abattre les constructions qu'il juge trop délabrées ou inutiles. En 1811, la collégiale Saint-Florentin est ainsi abattue, et le corps du maestro italien paraît perdu à jamais...

C'est sans compter sur les fouilles archéologiques menées en 1863 par Arsène Houssaye (1814-1890), inspecteur des Beaux-Arts. Elles mettent au jour un squelette - la main droite placée derrière la tête -, des fragments de tombe -avec les mentions -EO -AR -DUS -VINC- et des médailles françaises et italiennes du début du règne de François 1er : autant d'éléments authentifiant les restes de Léonard de Vinci. Les ossements sont pieusement recueillis et sont inhumés dans la chapelle actuelle du Château, celle de Saint-Hubert, en 1874. Depuis ce jour, Léonard de Vinci profite du repos éternel, à peine troublé par les touristes du monde entier venus lui rendre hommage.