Réunion économique : "Les conséquences de la hausse du coût du Fret pour la Réunion"

REGION Réunion - 30/08/2021 11:05:00


Le Conseil Régional de La Réunion réunit ce vendredi 27 août les acteurs économiques de La Réunion, en présence du SGAR.
Face « aux attentes émises par les acteurs économiques quant à l'augmentation des prix des produits d'importation, notamment des matières premières, et à la hausse des coûts du fret maritime à La Réunion », la collectivité régionale partagera avec les acteurs économiques les constats d'une augmentation du coût des importations.
Elle apportera également dans la mesure de ses compétences, des réponses aux inquiétudes émises.
Elle interpellera enfin l'État sur la nécessité d'accompagner les entreprises dans un contexte de fin du « quoi qu'il en coûte » annoncée par le Ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, et de crise sanitaire aiguë.
Dans un second temps, elle dressera les perspectives de création d'une compagnie maritime régionale.

I / LE CONTEXTE DE LA HAUSSE DU PRIX DE L'IMPORTATION


- UNE PÉNURIE DE MATIÈRES PREMIÈRES ET UNE AUGMENTATION DES COÛTS DUES AU CONTEXTE GÉOPOLITIQUE MONDIALE

Depuis la crise sanitaire de 2020, le trafic maritime mondial connaît des perturbations majeures avec des conséquences importantes sur la souveraineté alimentaire, la sécurité des approvisionnements stratégiques et le pouvoir d'achat.
La Réunion ne se retrouve pas épargnée par la situation à cause de son insularité et de son éloignement des grands pôles mondiaux, dont sa forte dépendance aux approvisionnements extérieurs (produits alimentaires et de santé).
Les prix des matières premières (alimentaire, agro-industriel, minéral) ont augmenté en moyenne de 25 % entre avril 2020 et avril 2021, avec des hausses pouvant atteindre + 91 % sur des produits tels que les métaux ferreux. Plus particulièrement, il est constaté une augmentation des coûts du fret maritime d'environ 30 % en provenance d'Europe, et des coûts multipliés par 2,5 pour l'Asie. Également les coûts du fret aérien ont plus que doublé.
En 2020, on enregistrait au bilan des Douanes 5,3 Mil-liards d'euros (-2,3 % par rapport à 2019) d'importations de marchandises pour 293 000 000euros (-18,8 % par rapport à 2019) d'exportations de marchandises. Soit un déficit de la balance commerciale hors services de La Réunion de plus 5 milliards d'euros.

- LA REDÉFINITION DE LA DESSERTE MARITIME INTERNATIONALE

La très grande majorité des échanges de biens entre La Réunion et ses fournisseurs et clients extérieurs se réalise par voie maritime , soit 95,3 % contre 4,7 % par fret aérien.
La Réunion est desservie par trois grandes compagnies maritimes : CMA-CGM, MAERSK et MSC avec 9 lignes régulières. CMA CGM et Maersk ont annoncé fin juillet qu'elles n'escaleront plus à La Réunion pour la ligne entre le Moyen- Orient et l'Afrique du Sud afin de raccourcir les délais de rotation de leurs bateaux.
Ainsi, les « petits » volumes et donc chiffres d'affaires de fret maritime des îles du sud-ouest de l'océan Indien sont sacrifiés au profit des grands marchés.

- L'AUGMENTATION DES COÛTS DE STOCKAGE SUR LE TERRITOIRE

Les retards conséquents du fret à l'import et à l'export en-traînent l'obligation de surstocker pour éviter les ruptures d'approvisionnement, provoquant des coûts logistiques supplémentaires et soulevant des problématiques de capacité de stockage sur le territoire.

II / LES CONSÉQUENCES DE LA HAUSSE DU FRET DANS L'OCÉAN INDIEN POUR L'ÉCONOMIE RÉUNIONNAISE


Depuis le début de la crise COVID, les entreprises réunionnaises ont vu les hausses de prix des matières premières et des coûts de fret diagnostiquées des coûts supplémentaires. Leurs trésoreries et leurs productions se sont retrouvées ainsi, lourdement impactées par les effets collatéraux de gestion de leur activités avec :

- des retards conséquents du fret à l'import et surtout à l'export entraînant l'obligation de sur-stocker pour éviter des ruptures d'approvisionnement telles que l'île en a connu lors de la crise « Gilets jaunes », avec les coûts logistiques que cela implique, et les problématiques globales de capacités de stockage (au Port Réunion ou dans les entreprises importatrices) non extensibles à très court terme sur un territoire insulaire,

- des pénalités juridiques et financières liés à ces retards de livraisons, ainsi que commerciales avec la perte potentielle de clients,

- les risques sanitaires sur les matières périssables, notamment dans l'agro-alimentaire, avec des dates limites de consommation de plus en plus courtes, avec l'obligation d'assurer une sécurité alimentaire pour notre île avec l'importation de 40.000 containers 20' annuels de produits alimentaires représentant 28Meuros de fret (environ 700euros/container en moyenne en 2018),

- l'impossibilité d'exporter les déchets et notamment des matières dangereuses telles que les batteries, en raison, d'une part de la suppression de la ligne reliant l'Inde et, d'autre part, de l'impossibilité de charger les conteneurs de déchets dangereux destinés à rejoindre la France hexagonale.

Ne pouvant seules supporter ces hausses de coûts de rendement sans mettre en péril leur équilibre financier déjà fortement fragilisé par la crise COVID, les entreprises ne pourront que répercuter sur les prix à la consommation et donc le pouvoir d'achat des réunionnais.

III / LES PISTES DE TRAVAIL À COURT/MOYEN TERME DE LA RÉGION RÉUNION
PRÊTS REBOND REACT UE

- Pour qui ?
Toutes Entreprises ou associations répondant à la définition de la PME européenne, existantes depuis au moins 1 an et affichant des fonds propres positifs à fin 2019. _ET bénéficiant d'une cotation BdF de 0 à 5

- Montant du prêt
De 30 Keuros à 300 Keuros
Taux 0% sans garantie et sans frais de dossier
Différé de 2 ans

- Assiette
> Les besoins de trésorerie liés à la situation conjoncturelle
> L'augmentation du besoin en fonds de roulement

FONDS DE SAUVEGARDE 2 TPE ET ASSOCIATIONS

- Pour qui ? Toutes TPE existantes de moins de 10 salariés OU associations groupements d'employeurs associatifs entre 1 et 20 salariés de moins de 500Keuros de réserve associative et dont l'activité est directement en lien avec les domaines de la culture, du sport, du tourisme, de la jeunesse, de l'éducation, de l'environnement, de la santé, de l'éducation populaire, de l'innovation sociale, de l'insertion et de la formation professionnelle, de l'insertion par l'activité économique, et/ou disposant d'une reconnaissance soit en tant qu'établisse-ment et service d'aide par le travail, soit en tant qu'entreprise adaptée.

- Montant du prêt
Forfait de 5000 à 10000 Keuros
Taux 0% sans garantie et sans frais de dossier
Différé de 1 an

- Assiette
Besoin de trésorerie entre 5.000 euros et 30.000 euros _Le bénéficiaire n'a pas accès à un prêt bancaire ni aux autres outils d'accompagnement proposés par l'État, la Ré-gion (prêt rebond, Fonds Garantie Régionale) ou les autres collectivités. Plus généralement, les autres outils d'accom-pagnement n'ont pas permis de satisfaire aux besoins de Trésorerie.

COMPENSATION DES SURCOÛTS FRET RENFORCÉS 2021-2022

- Pour qui ?
Toutes entreprises ayant une activité de production à La Ré-union. Entreprises commerciales si elles réalisent la totalité de leur chiffre d'affaires à l'extérieur sur des produits finis, fa-briqués, conditionnés ou montés à La Réunion par une autre société du groupe auquel elles appartiennent

- Montant du prêt
TAUX 100 %

- Assiette
La compensation des coûts du fret des intrants productifs et des extrants concerne les dépenses réalisées en 2021 et 2022, sur la base de commandes et d'expéditions réalisées à compter du 01/07/2020.
Nouveau : simplification importante par un système de coûts simplifiés dénommé BSCU (barème standard de coût unitaire) pour les acheminements par transport maritime à compter de 2021

Pour le prochain Programme Opérationnel FEDER 2021-2027, il s'agira de pouvoir redéfinir l'intervention de la collectivité régionale dans le financement des surcoûts du transport , notamment sur la possibilité de rendre éligible des matières premières pour lesquelles l'élargissement de l'approvisionnement via les pays tiers est posé, notamment s'agissant des produits de première nécessité (ex : farine, riz, huile, alimentation animale, lait en poudre).

La Région Réunion travaillera avec l'État, ce dernier ayant sous sa tutelle le Grand Port Maritime, afin de dialoguer avec les grandes compagnies maritimes et pouvoir venir en aide aux entreprises, au lendemain de l'annonce par le Ministre de l'Économie, de l'arrêt du dispositif « Quoi qu'il en coûte » dans un contexte de crise sanitaire aiguë.

Enfin, parmi les pistes de travail sur le moyen terme, une ré-flexion sera menée autour de la mise en place d'une compagnie maritime régionale qui va donner lieu à des échanges dans les prochains mois entre les partenaires privés et publics. Objectif : palier aux carences de l'initiative privée et des grandes compagnies maritimes. Il s'agira d'offrir un outil de transport adapté aux besoins des entreprises locales et régionales en dessinant les contours d' un modèle économique rentable.

Krysla CHANE-SING-GUAN
Chargée de communication FEDER - INTERREG & Coopération Régionale
Direction de l'Information et de la Communication
Mèl. : krysla.chane-sing-guan@cr-reunion.fr
T / 02 62 48 70 63 / M / 0693 880 272


REGION Réunion

Didier Robert
Président de la Région Réunion



Hôtel Région Pierre LAGOURGUE
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Tél : 02 62 48 70 00

Pauline PARIS
Chargée de communication
T 0262 48 71 24

pauline.paris@cr-reunion.fr




Réunion (auparavant île Bourbon ) est une région d’outre-mer au sein de la République Français. Géographiquement elle est une île de l’océan Indien en Afrique de l’Est, à l’est de Madagascar et 175 km (109 mi) au sud-ouest de l’île Maurice. En janvier 2020, elle comptait 859 959 habitants.

Comme en France, la langue officielle est Français. En outre, la majorité de la population de la région parle créole réunionnais.

Sur le plan administratif, la Réunion est l’une des 18 régions de France,avec le statut modifié de la région d’outre-mer, et une partie intégrante de la République avec le même statut que la France métropolitaine. La Réunion est une région ultrapériphérique de l’Union européenne et fait partie de la zone euro.


LA RÉGION, COMMENT ÇA MARCHE ?

En France, la Région est une division administrative du territoire et une collectivité territoriale décentralisée. Quel est son fonctionnement?

La Présidente / le Président
Elu par les conseillers régionaux, le Président est le “chef» de l’exécutif régional; fixe les priorités de la politique régionale; préside l’assemblée plénière, conduit les débats et fait exécuter les décisions par les services administratifs. Il est en outre responsable du budget régional.

L’Assemblée régionale
C’est le «parlement» de la Région. L’ensemble des élus y siège au moins une fois par trimestre pour décider des grandes orientations de la politique régionale. Le nombre d’élus varie d’une Région à l’autre en fonction de la taille du territoire et du nombre d’habitants. L’assemblée plénière vote notamment le budget.

La Commission permanente
Il s’agit d’une assemblée plus restreinte composée du président, de ses vice-présidents et d’un certain nombre de conseillers régionaux (selon les règlements intérieurs en vigueur dans chaque Région). Tous les groupes politiques y sont représentés, en fonction du verdict des urnes. La commission permanente se réunit chaque mois pour mettre en pratique la politique régionale fixée par l’assemblée plénière en décidant au cas par cas des affaires courantes : elle examine et se prononce sur les dossiers proposés par les commissions thématiques.

Les Commissions thématiques
Economie, transports, culture, formation… autant de sujets qui méritent une attention particulière, une expertise approfondie. C’est le rôle des Commissions thématiques. Elles examinent les dossiers montés à leur demande par les services administratifs puis élaborent les délibérations qui seront soumises au vote final de la commission permanente ou de l‘assemblée plénière.

Le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER)
Composé de membres représentants des acteurs socioéconomiques de la Région tels que les entreprises, les syndicats, les chambres de commerce ou d’agriculture ou encore les ONG, le CESER donne son avis sur les grandes orientations de la politique régionale. S’il est obligatoirement saisi de certains dossiers comme la préparation du budget régional, le CESER peut être consulté par le Conseil régional pour n’importe quelle question relative à sa politique et peut même s’autosaisir pour tout sujet d’intérêt régional. Les avis du CESER offrent un éclairage complémentaire aux élus du conseil régional.

Les services administratifs
Les agents régionaux sont chargés de la préparation des dossiers et de l’application des décisions prises par les élus.

LA RÉGION, QUELLES COMPÉTENCES ?
Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) confie de nouvelles compétences aux Régions et redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. Voici une synthèse des compétences des Régions au 29 septembre 2016.

La loi NOTRe supprime en premier lieu la clause générale de compétences pour les Régions et les Départements. Cette disposition législative donnait aux collectivités un pouvoir d’initiative pour développer de nouvelles politiques, en dehors de leurs compétences obligatoires. Cette suppression doit améliorer l’efficience des politiques publiques, en limitant les cofinancements.

DES RÉGIONS PLUS FORTES

Moins nombreuses mais plus fortes, les Régions sont en charge de la coordination sur leur territoire de toutes les actions en faveur de l’économie et de l’animation des pôles de compétitivité. Elles pilotent toutes les politiques en matière de transport par trains express régionaux (TER), ainsi que les transports inter-urbains.

Elles disposent de l’autorité de gestion des fonds européens depuis 2014. Elles sont pleinement responsables en matière de formation professionnelle depuis le 1er janvier 2015.

LES COMPÉTENCES EXCLUSIVES DES RÉGIONS


Transports

Après une expérimentation démarrée en 1997, les Régions sont devenues autorités organisatrices des transports en 2002, lors de la décentralisation du TER aux Régions. Depuis cette date, les Régions contractualisent avec SNCF pour que celle-ci mette en œuvre les services TER qu’elles ont préalablement définis.

Les Régions investissent pour acquérir des nouveaux trains modernes, confortables et accessibles. A travers les Contrats de plan Etat-Régions (CPER), elles financent de nombreux projets de modernisation du réseau. Le transport est aujourd’hui le premier poste budgétaire des Régions.

Par la loi NOTRe du 7 août 2015 et la plateforme Etat-Régions du 27 juin 2016, les Régions ont acquis de nouveaux leviers de pilotage pour conduire leurs politiques de mobilité en particulier en matière de transport ferroviaire, et deviennent ainsi des autorités organisatrices de transport de plein exercice.

Le transfert des compétences des Départements à la Région en matière de transports interurbains et de transports scolaires est prévu en 2017. Les gares publiques routières du Département (hors Ile de France et métropole de Lyon) seront transférées à la région au 1er janvier 2017. Concernant les aérodromes, le transfert est de droit pour certains aérodromes relevant de la compétence de l’Etat. Enfin, 272 ports dont l’autorité portuaire est le département sont concernés par le transfert qui devra être effectif au plus tard au 1er janvier 2017.


Enseignement secondaire et supérieur

Depuis les premières lois de décentralisation, la Région s’occupe de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des lycées d’enseignement général, des lycées professionnels et des établissements d’enseignement agricole. En 2016, les Régions consacrent 6,6 milliards d’euros à la politique éducative dont 2,7 milliards d’euros d’investissements dans les établissements.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, les récentes lois MAPTAM et NOTRe ont conforté et renforcé le rôle de la Région, reconnue comme un interlocuteur privilégié de l’Etat et comme le chef de file de l’intervention des collectivités territoriales. Les Régions ont ainsi à établir des stratégies régionales pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation (SRESRI) afin de mieux coordonner leurs actions sur les territoires et de s’articuler étroitement avec les stratégies de développement économique (SRDE-II) et d’aménagement du territoire (SRADDET).


Formation professionnelle, apprentissage et alternance

Dès 1983 les Régions se sont vues confier la compétence de formation professionnelle des jeunes et des demandeurs d’emplois, ainsi que des politiques d’apprentissage. Les lois de 1993 et 2004 ont renforcé la place des Régions. Depuis 2004, elles sont chargées des formations sanitaires et sociales (infirmier.e, aide-soignant.e, ambulancier.e, sage-femme, masseur.euse-kinésithérapeute, assistant.e de service social, éducateur.trice spécialisé.e, etc.). La loi Formation professionnelle du 5 mars 2014 a achevé le transfert de l’ensemble de la compétence formation aux Régions:

mise en place du Service public régional de l’orientation
création d’un Service public régional de la formation professionnelle
possibilitéì pour les Régions de recourir aux habilitations
transfert aux Régions de la formation des publics spécifiques : détenus, handicapés, illettrés.
Enfin, la loi NOTRe de 2015 a introduit la possibilitéì de délégation aux Régions de l’animation des opérateurs du service public de l’emploi (missions locales, maisons de l’emploi, Cap emploi, PLIE…) , à l’exception de Pôle Emploi.


Développement économique, innovation

La Région doit présenter un schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDE-II) qui définit les orientations en matière d’aides aux entreprises, de soutien à l’internationalisation, d’aides à l’investissement immobilier et à l’innovation des entreprises.

Le SRDE-II définit également les orientations en matière d’attractivité du territoire régional et de développement de l’économie solidaire.

La Région est seule compétente pour définir les aides et les régimes d’aides générales (subventions, prêts, avances remboursables, etc.) en faveur de la création ou de l’extension d’activités économiques ou des entreprises en difficulté.

La Région anime les pôles de compétitivité.


Aménagement du territoire et environnement

La Région doit présenter un schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET). Celui-ci fixe les objectifs en matière d’équilibre et d’égalité des territoires, d’implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, de désenclavement des territoires ruraux, d’habitat, de gestion économe de l’espace, d’intermodalité et de développement des transports.

Le SRADDET fixe également les objectifs de maîtrise et de valorisation de l’énergie, de lutte contre le changement climatique, de lutte contre la pollution de l’air et de biodiversité. Ses objectifs s’imposent aux documents d’urbanisme des communes et des intercommunalités.

La Région élabore par ailleurs un plan régional de prévention et la gestion des déchets qui a pour objectif de simplifier et de mettre en cohérence des mesures applicables en matière de déchets.

Les Régions volontaires pourront se voir attribuer tout ou partie des missions d’animation et concertation dans le domaine de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques.


Gestion des programmes européens, agriculture

Autorité de gestion des fonds européens (FEDER, FEADER et une partie du FSE) depuis le 1er janvier 2014, les Régions ont le pouvoir de « corrections et sanctions financières » jusqu’ici dévolu à l’Etat. Déjà autorité de gestion par délégation jusqu’en 2014, elles ont dorénavant le devoir de sélectionner et de coproduire avec les autres collectivités les projets territoriaux.

Le renforcement des compétences des Régions en matière de développement économique et d’aménagement du territoire, conjugué au transfert de la gestion du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) consacre leur rôle de véritable pilote des politiques agriculture et de développement rural à l’échelon régional. Avec le transfert du FEADER, les Régions deviennent responsables de l’écriture et de la bonne mise en œuvre de programmes opérationnels régionaux, les Programmes de Développement Ruraux (PDR) régionaux sur 2014-2020, et gèreront désormais près de 1,8 milliard d’euros par an.

LES COMPÉTENCES PARTAGÉES AVEC LES AUTRES COLLECTIVITÉS

Sport et Culture

Les Régions sont chargées de l’Inventaire général du patrimoine et des enseignements artistiques. Les Régions contribuent à promouvoir la diversitéì culturelle, à soutenir la création y compris dans les territoires les plus isolés, à renouveler les publics à travers l’action culturelle et l’éducation artistique. Grâce à la loi MAPTAM du 27 janvier 2014, les Régions peuvent exercer « en lieu et place de l’Etat, certaines de ses compétences » comme dans la chaine du livre et le cinéma.

Pour les langues régionales, la loi NOTRe du 7 août 2015 précise que le « Conseil régional a compétence pour assurer la préservation de son identité et la promotion des langues régionales, dans le respect de l’intégrité, de l’autonomie et des attributions des Départements et des Communes”.

Depuis le 1er janvier 2016, les 17 centres de ressources d’expertise à la performance sportive (CREPS) sont transférés de l’Etat aux Régions.

Autres compétences partagées

Le tourisme: la Région est chef de file pour le tourisme
Le logement
L’éducation populaire
La lutte contre la fracture numérique
La santé